Mindsay lève 9 m€ et accélère à l’international – 05/2019

Mindsay Destygo

La start-up développe des chatbots pour les acteurs du tourisme. Elle lève 8,9 millions d’euros et va ouvrir un bureau aux Etats-Unis.

L’avènement des chatbots n’a pas eu lieu aussi rapidement que certains le prédisaient. La mort de ces « assistants conversationnels » non plus. C’est ce que prouve aujourd’hui Destygo, en annonçant le bouclage de sa série A, en même temps que son changement de nom. Devenue Mindsay, la jeune pousse indique avoir levé 8,9 millions d’euros, dont une partie en dette dont elle ne dévoile pas la proportion. Un tour de table mené par White Star Capital, suivi par l’actionnaire historique de la start-up Partech avec la participation des véhicules d’investissement d’Accor et d’ADP.

Depuis un peu moins de deux ans, Mindsay développe des chatbots destinés aux acteurs du voyage, du tourisme ou de la mobilité. La start-up revendique aujourd’hui 20 clients grands comptes dont les compagnies aériennes Iberia et Vueling, les opérateurs aéroportuaires Paris Aéroport et Vinci Airports, ou encore des acteurs du ferroviaire comme la RATP et la SNCF. Des clients à qui elle propose sa solution de « marketing conversationnel » qui se concrétise à travers des chatbots installés directement sur les sites et applications de ces derniers, ou activés sur Facebook Messenger. Ces derniers ont pour objectifs d’automatiser une partie de la relation clients, allégeant le travail des agents de ces entreprises. « Nous avons par exemple permis à la compagnie aérienne French Bee de diviser par trois le nombre de tickets gérés par le service client », se félicite le PDG de la start-up, Guillaume Laporte. Pour l’aéroport de Lyon, Mindsay a notamment travaillé sur le taux de conversion de réservation de parking « qui est passé de 12 à 17 % », ajoute-t-il.

« Une équipe de stars »

Pour Matthieu Lattes, general partner chez White Star Capital, la solution vendue par la start-up est pertinente car « elle résout, chez de gros acteurs, le sujet des questions répétitives auxquelles on peut assigner une réponse standardisée ». L’investisseur ne tarit par ailleurs pas d’éloges sur l’équipe technique de la start-up, menée par son CTO polytechnicien, Pierre Pakey. « Pour moi, cette équipe de stars est la meilleure du marché », s’enthousiasme-t-il.