Adback, la réponse française à l’adblocking – 09/2018

adback

La start-up propose aux éditeurs d’identifier la partie de leur audience adblockée et de les reconquérir grâce à des publicités responsables et des messages ciblés.

« Avec 34 % des internautes utilisateurs de bloqueurs de publicité en 2017, la France est l’un des pays les plus équipés d’Europe. Cela fait perdre aux éditeurs entre 15 et 20 % de revenus publicitaires. » Antoine Ferrier-Battner sait de quoi il parle. Celui qui a fondé et dirigé la régie du site Vie de Merde entre 2012 et 2015 a observé de très près la montée de l’adblocking en France. « Un cap a été franchi courant 2013 lorsque les taux d’équipements ont dépassé les 25% ». Une fois la revente de Vie de Merde actée, l‘entrepreneur a décidé de s’associer aux deux fondateurs du site, Maxime Valette et Guillaume Passaglia, pour lancer Adback, une start-up qui ambitionne d’aider les éditeurs à mieux appréhender le phénomène des adblockers.

« Tout commence par une phase d’audit de leur audience pour comprendre les comportements de leurs visiteurs en matière d’adblocking », explique Antoine Ferrier-Battner. Quels sont les adblockers qu’ils ont téléchargés et quelle est l’utilisation qu’ils en ont ? Bloquent-ils seulement les publicités ou s’attaquent-ils même aux outils d’analytics ? La réponse à ces questions permet à Adback d’établir des profils types d’utilisateurs… et de mettre en place un plan d’action. Car il ne s’agit pas pour la société de forcer la diffusion des publicités de manière aveugle, « c’est contre-productif et ça ne fait qu’exaspérer une grande partie des utilisateurs », juge Antoine Ferrier-Battner.

C’est pourquoi Adback concentre ses efforts sur le segment d’audience le moins radicalisé. « Typiquement les internautes qui ont installé Adblock Plus sans avoir jamais touché aux paramètres définis par défaut, quitte à bloquer les publicités de sites plutôt vertueux », illustre Antoine Ferrier-Battner. Ils sont près de 20% dans ce cas de figure, selon les estimations du patron d’Adback. En encryptant l’adserver de l’éditeur, sa solution va permettre aux créations pubs vendues par la régie du média d’être visibles auprès de cette population cible.